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SOLIDARITE AVEC L’ASSOCIATION LES ENFANTS DU MONDE  

Si j’aime à dire que le plus important n’est pas l’objectif mais le chemin pour l’atteindre nous restons ouverts à tout projet pour que la vie de ces enfants devienne plus colorée et s’apparente plus à celle qu’ils méritent plutôt qu’à celle qu’ils subissent…

Vous allez consacrer trois minutes de votre temps à lire ce texte et moins d’une minute à prendre une décision qui fera ou non son chemin. C’est moins de cinq minutes qu’il faut pour changer radicalement la vie d’un enfant.

Avant notre arrivée à Bali, nous avions déjà le projet de nous investir dans une action humanitaire sans avoir d’idée précise de quoi et comment. La magie des rencontres nous a guidé jusqu’à l’orphelinat de Gianyar dont le nom YAPPENATIM est plus doux à évoquer que la réalité sur place.

Notre première visite le 25 novembre 2010 fut un véritable choc.

Je vous promets qu’aujourd’hui encore j’en ai la chair de poule et la gorge serrée de décrire ce moment où vous ressentez en un regard l’énergie qui s’échange avec ces gosses qui dans un seul sourire vous font relativiser tout le reste.
Cette énergie, vous la puisez en tant que « nanti » de la vie parce que vous êtes né au bon endroit, au bon moment et que vous savez qu’avec pas grand chose vous pouvez changer le destin d’un ou de quelques uns d’entre eux mais aussi parce qu’ils puisent la même énergie dans votre regard pour vous offrir la seule chose qu’il leur reste : un sourire.
Un sourire comme s’il était le plus heureux des enfants ; un sourire, mélange de pudeur et d’espoir, qui semble tellement pur et sans aucun artifice que c’est un précieux cadeau qu’il vous offre, lui qui n’a rien.

C’est difficile de mettre des mots sur tous les ressentis qu’on éprouve dans ces instants et je vais plutôt m’en tenir aux actions réalisées.

L’orphelinat compte 144 enfants de 5 à 18 ans. Une seule personne, Rudy, le fils du fondateur, gère la structure avec pour seule aide un bénévole et l’appui des adolescents les plus âgés qui prennent en charge les plus petits et se relaient pour faire la cuisine.

L’orphelinat ne perçoit pas d’argent de notre association mais uniquement des dons physiques (matelas, draps, savon, dentifrice etc.).

Quand nous sommes arrivés les deux points névralgiques étaient l’hygiène et la nutrition.

Pour la nourriture, l’état donne 3000 roupies (environ 25 cents d’euro) par jour pour 30 enfants… ils sont 144. Je vous laisse faire le compte ! Heureusement un sponsor Australien leur apporte le riz nécessaire à leur alimentation.

Côté habits ils ne manquent de rien.

Les chambres, une catastrophe !  Ce sont des pièces de 12 à 15 m² avec une chaleur étouffante, sans ventilateur, un matelas, voire deux quelque fois, sans drap pour 10 à 15 enfants.

Ce fut notre première action que nous avons financé grâce à ENTRAIDE ROUSSILLON, nous ne les remercierons jamais assez, quasi un matelas par enfant. Les petits préférant dormir ensemble sur un même matelas.

Les cuisines… étaient infestées de milliers de mouches et les enfants n’avaient que  quelques assiettes qu’ils réservaient aux plus jeunes tandis que les autres piochaient à même le plat ou dans des sortes de bassine.

N’ayant pas de poubelles ni d’argent pour le ramassage ils jetaient tout par dessus le mur. Je vous laisse imaginer le résultat avec la chaleur et les pluies !
Nous les avons réunis pour leur expliquer que nous étions là pour les aider mais qu’avant tout il fallait qu’ils aient la volonté de faire en sorte de garder leur site le plus propre possible. Avec dialogue, patience et l’appui de poubelles un peu partout, ils ont aujourd’hui un site où les plastiques et autres détritus ne règnent plus en maître… que dans les poubelles !

Je vous passe tous les endroits délabrés où la moisissure et l’humidité sont omniprésentes.  L’état des douches, et des wc reste dramatique, les passages à risque (tôles ou tuiles qui s’effondrent à moitié, trous, tiges de fer…) font presque sourire à côté du reste !

Comme quoi, même là on relativise !

Car il faut penser que les petits à partir de 4 ans sont livrés à eux-mêmes errent au milieu de ce Tchernobyl, doivent se débrouiller seul pour s’habiller, manger, nettoyer leur chambre et laver leurs habits.
Une petite fille n’a pas lâché Anaïs de la journée !
On sent le manque d’affection des touts petits comme un énorme poids dans leur regard. Le peu d’attention qu’on puisse leur porter est un véritable rayon de soleil, éphémère soit, mais je peux vous assurer à leur sourire que cela semble être pour eux tous les noëls de la vie en un seul jour.

Ils ont un cœur énorme, une volonté sans fin mais ils vont doucement et sont principalement dans l’empirisme. Ils aiment quand on apporte notre vision des choses, encore faut-il le faire sans tout bousculer trop vite et dans le respect et la compréhension de leur culture.
Nous avons réuni dans une salle de classe tous les volontaires, une trentaine d’ados environ pour leur expliquer le pourquoi de notre venue. Que nous étions prêts à les aider si eux mêmes étaient prêts à retrousser les manches (c’est vrai qu’ici ce n’est pas l’expression la plus à propos, ils n’ont que des t-shirts !) pour remettre la structure en état.
Nous leur avons demandé à qui le voulait bien de se porter volontaire pour être le représentant des filles et celui des garçons. Six filles et cinq garçons se sont rapidement avancés sous les applaudissements de tous. Un magnifique moment. Nous les avons laissé 15 minutes entre eux afin qu’ils récoltent les besoins prioritaires de façon commune et les attentes qu’ils souhaitaient en récompense de leurs efforts.
Le résultat était un incroyable mélange de maturité et d’humilité.
Le leader des filles comme celui des garçons nous a rapporté à haute voix les résultats dont le premier était commun aux deux : aidez nous à construire un potager !
Les autres besoins étaient du type envie de plus de propreté, besoin de plus de matelas, de cintres, plus de ballets etc.

 

On leur a dit qu’ensemble nous allions tout faire pour atteindre leurs « rêves« . Le final fut un énorme rassemblement des mains les unes par-dessus les autres avec un immense YEAH, en levant les mains au ciel, empli d’énergie et d’espoir pour consolider notre force commune (comme font les basketteurs par exemple avant un match).
Çà vous remue les tripes des moments comme celui là !
Je sais que ce message n’est pas des plus exotiques pour vous qui êtes peut-être en vacances ou qui finissez une longue semaine de travail mais la réalité et la difficulté de notre quotidien en Europe n’est que bonheur je vous assure en comparaison avec le leur !
Je ne demande rien de spécial, votre cœur parlera à ma place.
Je serai simplement heureux si vous relayez ce message au-delà de cet espace. C’est déjà faire beaucoup que d’en parler avec compassion, les solutions s’ouvriront naturellement et souvent de manière plus éclatante que peut le faire notre imagination.

Merci pour ce moment de partage !

07 septembre 2012
Pratiquement deux ans ont passé depuis notre arrivée à l’orphelinat et le chemin parcouru est aujourd’hui un peu plus verdoyant que celui aride et sec du tout début. Si l’important n’est pas l’objectif mais le chemin pour l’atteindre nous nous rendons compte qu’effectivement les petits cours d’eau finissent pas devenir de petites rivières.
Aujourd’hui le constat est qu’en un an et demi nous sommes passés de 100% des enfants bénéficiant d’un matelas que nous leur avions achetés à plus que 60%. Les 40% restants venant du fait qu’ils ont tout simplement pourris avec l’humidité.
Notre objectif est de racheter les matelas manquants.

Tous les enfants bénéficient des produits hygiéniques que nous leur portons tous les mois. Un savon par enfant, 20 cl de shampoing, un tube de dentifrice de 60 g, une nouvelle brosse à dents tous les six mois, des coton tiges, des serviettes hygiéniques pour les filles (auparavant elles les lavaient et se les prêtaient) et 800 g de lessive par chambre.
Notre objectif reste bien évidemment de leur assurer un peu plus d’hygiène ne serait-ce qu’avec un savon de plus et au moins le double de shampoing et de dentifrice.

Notre deuxième action fut de leur fournir par récupération ou achat des moyens de s’échapper à travers les loisirs. Ainsi nous les avons équipés du matériel de sports comme badminton, volley-ball et football ainsi que d’instruments de musique comme des guitares.

Notre troisième action fut de les aider à réaliser leur rêve, avoir un potager. Si le résultat fut à la hauteur de leur espérances, tomates, piments etc. la difficulté reste le long terme et l’entretien en saison sèche.

Notre quatrième action avait pour objectif de leur organiser une sortie à la plage afin qu’ils découvrent un autre univers que celui dans lequel ils sont confinés quasi 365 jours par an. Par manque de moyen financier nous avons du à regret abandonner l’idée. C’est en discutant avec Rudy qu’est venue l’idée d’en prendre cinq tous les mois en alternant filles et garçons avec un responsable et de les inviter à passer un week-end à la maison. Durant ces deux jours, nous les amenons à Echo Beach où ils découvrent le body board, dégustent une glace ou des brownies, jouent, rient et se rendent compte qu’il existe une autre vie à laquelle en se battant ils peuvent aussi aspirer. La soirée se déroule autour de discussions et de jeux tout en dégustant les fameuses crêpes au chocolat dont ils raffolent et qui sont devenues maintenant une institution ! Le lendemain, direction la piscine olympique et ses toboggans où je vous laisse imaginer facilement l’engouement ! Même si le retour à l’orphelinat est toujours un moment qu’on souhaiterait retarder le plus longtemps possible, ils rentrent avec quelques photos et surtout plein de souvenirs qu’ils font tout de suite partager aux autres enfants qui savent qu’un jour ce sera leur tour. L’objectif reste tout de même de leur organiser une sortie tous ensemble.

Notre cinquième action a été de leur apporter tous les mois des chutes de tissus (merci à François et Laurence) qui leur permettent de réaliser des petites créations à la machine à coudre envoyée par un sponsor avec l’aide d’un professeur bénévole. Nous leur achetons par la suite leur création et les mettons en exposition à United Colors of Bali où les dons pour l’acquisition d’un sac ou autre leur sont reversés en totalité.
L’objectif est que l’apport d’argent leur permette d’améliorer leur quotidien au niveau de l’alimentation et qu’il les motive à se former et apprendre ainsi un métier pour assurer leur avenir à la sortie de l’orphelinat.

Notre dernière action fut un énorme moment d’émotion C’était le 19 juillet 2012. Si cette date fut un jeudi de plus pour certains, ce fut un jeudi qui signifia beaucoup pour deux jeunes filles du nom d’Aufa et Nia.
Voilà bientôt deux ans que l’on s’investit pour que le quotidien de ces mômes ressemble toujours à quelque chose de mieux mais avant tout leur apporter ce qu’ils ont en fait le plus besoin, de la chaleur humaine et de l’amour. Ils sont 144 dans ce cas et il est malheureusement difficile d’être équitable dans ce soutien. Vous vous souvenez sûrement que lors de notre dernier voyage en France, nous vous avions annoncé notre objectif d’envoyer un, voire deux enfants à l’université si nous bouclions le budget. Nous sommes fiers de vous et de nous car ce rêve est devenu réalité grâce à vos dons et celui d’Entraide Roussillon.
Notre association « Les enfants du Monde » a, ce 19 juillet changé la vie de deux jeunes filles et c’est aussi émouvant de le revivre à travers ces mots que le jour J quand nous avons passé la porte de l’université de Bangli. Accompagné de Salomé, Alex et Domi nous sommes arrivés devant une fac aux grilles closes ! Rudy, le directeur de l’orphelinat avait juste omis de vérifier les jours d’ouverture. Chance, quand tu nous suis ! Un employé de l’administration trainait juste au petit toko d’en face. Ce dernier a bien voulu nous ouvrir l’établissement et c’est derrière ce monsieur que nous avons foulé le sol de l’université fraichement rénovée ! Pour Aufa et Nia, comme pour Rudy, c’était un mélange de joie retenue, de fierté, de reconnaissance simple, à travers regards et sourires, de « pincez-moi, c’est donc vrai ! » de gorge serrée, de cœur qui palpite au rythme des instants qui se bousculent et ancrent la réalité tant espérée par tous. Pour nous, peu de mots échangés et les mêmes sentiments que ces trois belles personnes qui se battent juste pour que leur vie et celle des autres soit simplement plus juste !

Quand l’employé leur a remis la fiche d’inscription tamponnée elles l’ont lu et relu et je peux vous assurer que vivre un tel moment c’est quelque chose que je souhaite à beaucoup. C’est vrai qu’il y a sûrement l’égo qui prend sa place mais à la limite peu importe c’est surtout la générosité de vous tous qui prime dans ces moments là et de se dire qu’avec seulement nos volontés nous avons fait en sorte que deux jeunes filles vont pouvoir réaliser leur rêve, devenir prof d’anglais et peut être voir enfin la vie d’une autre façon.

Merci encore pour elles. 

Notre objectif principal reste l’amélioration de leurs conditions de vie mais dans le même temps nous souhaitons mettre en place des moyens pour leur permettre de s’en sortir à la fin de leur séjour à l’orphelinat.
Nous allons prendre, durant leurs vacances scolaires, un ou deux enfants en stage à UNITED COLORS OF BALI afin de leur apprendre un métier tel que jardinier, cuisinier ou femme de ménage. Ils seront logés, nourris et nous leur assurerons un salaire. Le tourisme étant en pleine croissance à Bali, ils pourront ainsi trouver un emploi sûr dans tous les hôtels, resort ou villas de l’île. A chaque réservation que nous recevons par quelque source que ce soit, nous reversons 1€ à l’association dans le but justement de financer le maximum de formations auprès des jeunes ados de Yappenatim.

Si j’aime à dire que le plus important n’est pas l’objectif mais le chemin pour l’atteindre nous restons ouverts à tout projet pour que la vie de ces enfants devienne plus colorée et s’apparente plus à celle qu’ils méritent plutôt qu’à celle qu’ils subissent.

Bien cordialement

Philippe & Sophie

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lien avec assistancehumanitaire.org